La soirée sur le thème AgTech organisé à HEC Alumni a confronté les points de vue de Jerome LE ROY pour La Ferme Digitale, Astrid Spriet (Chidaine) pour Hectar, Guillaume Jourdain pour son expérience d’entrepreneur de l’AgTech avec Bilberry (now part of PTx Trimble), Priscilla Rozé-Pagès pour le start-up studio Agrilife Studio et enfin Sébastien Nouveau directeur d’ISAGRI.
Les exemples d’usage d’IA (majoritairement algorithmique, par exemple pour que des caméras repèrent les adventices et pulvérisent avec parcimonie les produits phytosanitaires) sont intéressants et montrent que de très nombreux maillons des chaînes de valeur sont encore améliorables.
Cependant, le coût d’acqusition des technologies peuvent être rhédibitoires pour des sociétés à faibles marges, les ROI ne sont parfois atteignables que sur des exploitations de grande taille, poussant encore à la concentration déjà en marche. La tech en revanche permet de donner des outils efficaces aux salariés qui seront de moins en moins arrivés par vocation séculaire dans les fermes. Enfin, difficile de faire des tests rapides de technologie quand on a une récolte par an pour tester.
La dernière intervention d’Astrid sur les deux modèles agricoles qui doivent cohabiter, un intensif, avec effets d’échelle et marges réduites et un extensif, local laisse donc envisager que les seconds n’auront pas autant accès à la technologie. Peut-être en auront-ils aussi moins besoin. Pas besoin de caméras pilotés à l’IA pour désherber une eptite surface de maraîchage en permaculture.
En revanche, tout ce qui permet la saisie automatisée et le traitement d’information est bon à prendre. Car quelle que soit sa taille, l’exploitation agricole se pilote avec des chiffres et de la connaissance accumulée année après année.
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